L’Estuaire de l’Orne

L’estuaire de l’Orne est au centre d’enjeux multiples en termes d’usages, de dynamique hydro-sédimentaire, de préservation des écosystèmes, de développement économique et touristique.

Contexte

L’estuaire de l’Orne prend place sur le littoral bas normand dans le département du Calvados. L’estuaire constitue un milieu naturel exceptionnel en mouvement permanent. Le contact du fleuve et de la mer a multiplié les milieux et paysages (cordons dunaires, vasières, marais saumâtres, prairies humides, herbus, roselières) favorisant la diversité de la flore et de la faune. L’estuaire présente un très riche patrimoine ornithologique avec plus de 207 espèces recensées. La diversité de la flore est tout aussi grande, plus de 280 espèces végétales ont été dénombrées dont certaines sont très rares en Normandie (ail maraîcher, muscari à toupet, dame de onze heures).
L’estuaire de l’Orne est fortement anthropisé : canalisation de l’Orne, aménagement et projet d’agrandissement du port de Ouistreham et du terre-plein d’accueil des ferrys, développement des activités de loisirs (randonnée, kite-surf, voile, promenade…). Ces activités de loisirs occupent une place localisée mais la pression engendrée est souvent forte et continue de guider les aménagements structurants.

Résumé des enjeux

Ce site présente l’intérêt de regrouper un grand nombre d’enjeux, aussi bien environnementaux qu’économiques liés aux risques d’érosion et d’évolution des usages sur le site. Les enjeux majeurs identifiés en termes de gestion du milieu naturel portent sur l’impact des nouveaux projets (accueil car-ferry, agrandissement port de plaisance de Ouistreham). Les enjeux par rapport à la gestion des usages sont à considérer à une macro-échelle sur l’attractivité du territoire et les conflits d’usages potentiels.
De plus, de par sa situation géographique, il a vocation à devenir un site pédagogique pour sensibiliser le grand public à la problématique du changement climatique. Le plan d’interprétation doit intégrer ce volet « sensibilisation ».

Travaux en cours et articulation avec LiCCo

Dans le cadre de LiCCo, l’ensemble des sites font l’objet :

  • d’une étude sur la fonctionnalité des milieux,
  • d’une approche diachronique de l’évolution du trait de côte et de l’occupation du sol,
  • d’une étude socio-économique,
  • d’une comparaison de méthode et de résultats en inter-site au niveau régional et inter-site au niveau transfrontalier,
  • et d’une évaluation de la fiabilité des données acquises, sur le long terme.

Les données historiques disponibles sur ce site sont exploitées conjointement aux résultats des études complémentaires (étude topographique et socio-économique, suivi de l’avifaune, du benthos, des habitats terrestres). L’ensemble de ces données amènera au développement d’outils de communication, de suivi (indicateurs de réponse).
Le projet LiCCo s’appuie sur les acteurs locaux et instances de concertation existantes, en lien avec Ports Normands Associés (PNA) et les membres du comité de gestion du Conservatoire du littoral.

LiCCo s’articule avec plusieurs études et démarches : la réécriture du plan de gestion du Conservatoire du Littoral, le DOCOB Natura 2000 (qui est achevé), le projet Pêche à Pied porté par le Conservatoire du Littoral en partenariat avec les associations Ile d’Oléron Développement Durable Environnement (IODDE) et Vivarmor Nature, le Plan d’interprétation (à développer) porté par le Syndicat Mixte Calvados Littoral Espaces Naturels (débuté en 2011).

Partenaires LiCCo dans l’estuaire de l’Orne

Acteurs locaux associés

Les changements côtiers – hier

Comprendre LiCCo en Normandie

Les enjeux du changement climatique