Conservation de la Nature

Two Greylag Geese standing at the shoreline

La biodiversité décrit la diversité des espèces rencontrées sur un site spécifique. Elle peut être influencée par de nombreuses composantes locales. En particulier, le climat joue un rôle fondamental dans la détermination spatiale de certaines espèces. Par exemple, dans des zones de climats rudes (comme les régions alpines), la biodiversité est relativement restreinte en comparaison de régions où le climat est plus tempéré. De fait, toute évolution du climat peut avoir un impact sur la biodiversité : les habitats évoluent et les espèces qui se sont adaptées se trouvent incapables de survivre dans de nouvelles conditions.

La côte de Normandie et le Sud-ouest de l’Angleterre accueillent des habitats riches en biodiversité, qui deviendront l’une des cibles principales de l’impact du réchauffement climatique sur notre littoral. A l’avenir, l’élévation prévue des niveaux marins va s’accompagner d’une réduction des habitats sur l’espace réduit de l’estran, zones à disponibilité des différentes espèces locales présentes. Par exemple, les marais salants pourraient se retrouver coincés entre des niveaux de la mer plus élevés, et des digues ou d’autres défenses solides (en haut de plage) : leur superficie totale diminuerait. Ce phénomène est connu sous le nom de pincement de la zone côtière. Ceci pourrait entraîner le déclin des types et du nombre d’espèces de plantes et d’animaux qui colonisent la côte.

La perte de ces habitats pourrait avoir des conséquences majeures pour l’homme, qui jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les phénomènes d’érosion et les inondations. Les marais salants par exemple, absorbent l’énergie des vagues et réduisent leur impact sur les défenses construites par l’homme.

Un des objectifs essentiels de la stratégie de gestion des risques d’inondation et d’érosion côtière en cours de développement sera d’identifier les zones potentielles de création de nouveaux habitats dans la région de l’estuaire de l’Exe et de la Baie de Poole. Ces « habitats compensatoires » sont requis au titre de la Directive sur les habitats afin de prévenir tout dommage aux sites d’importance internationale, connue sous le nom de réserve Natura 2000.